Quelques idées de lectures pour les vacances

Quand les enfants sont petits, même en vacances, difficile de se poser pour bouquiner… Alors, on passe souvent plusieurs mois (années) à ne rien lire d’autre (ou plutôt survoler d’un coin d’œil) que des magazines achetés à la volée juste avant le départ !

 

Si vous êtes dans ce cas-là, je vous dis « bon courage ! » mais aussi « profitez-en ! » car, même si ça peut être fatiguant, le temps des châteaux de sable, des sauts au-dessus des vagues en tenant la main des parents et des soupes d’algues concoctées par nos enfants, avec tant de fierté et d’amour que l’on est incapable de refuser de faire semblant de se régaler, passe vite, très vite…

 

Pour les autres, ceux et celles qui comme moi ont des enfants désormais assez grands pour, tout en les surveillant (qu’on ne m’accuse pas de les laisser se débrouiller), pouvoir à nouveau lire de vrais romans, voici quelques idées de lectures pour les vacances !

 

 

La femme à la fenêtre  de A.J.Finn

 

Séparée de son mari et de leur fille, Anna vit recluse dans sa maison de Harlem, abreuvée de merlot, de bétabloquants et de vieux polars en noir et blanc. Quand elle ne joue pas aux échecs sur internet, elle espionne ses voisins. Surtout la famille Russel – un père, une mère et un adorable ado -, qui vient d’emménager en face. Un soir, Anna est témoin d’un crime. Mais comment convaincre la police quand on doute soi-même de sa raison ?

 

 

Tout au long du roman, si l’on connait un peu son œuvre (là par exemple ça m’a beaucoup fait penser à Fenêtre sur cour), on voit bien que l’une des références de l’auteur est Hitchcock, ce qui est plutôt pas mal…

Anna souffre d’une forme sévère d’agoraphobie, elle est donc enfermée chez elle depuis des mois. Les seuls moyens de communication qu’elle utilise sont les sms et internet et elle se gave de médicaments et d’alcool…

Alors, quand elle dit avoir été témoin d’un crime, personne ne la croit vraiment et on plonge dans une sorte de huit-clos psychologique que, personnellement, j’ai beaucoup aimé !

Est-ce qu’elle a tout imaginé ? Victime d’hallucinations ?

Les descriptions, les détails sont si justes qu’on a l’impression d’être un peu dans sa tête, confinés avec Anna… Beaucoup des autres personnages sont mystérieux et plusieurs retournements de situations sont là pour nous tenir en haleine…

Bref, si vous aimez le suspens psychologique, ce roman est pour vous !

 

 

Il est toujours minuit quelques part  de Cédric Lalaury

 

Bill Herrington est un homme heureux. La cinquantaine approchant, mari et père comblé, il occupe un poste de professeur de littérature dans une prestigieuse université américaine. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes… jusqu’au jour où il trouve dans son casier l’exemplaire d’un roman à sensation publié par un mystérieux inconnu : Richard Philip Kirkpatrick. Pas de quoi chambouler Bill. A un détail près : ce roman raconte une histoire vraie. Celle d’un crime dont Bill était persuadé que personne n’avait jamais eu connaissance. Sur une île qu’il aurait voulu oublier pour toujours. Ce livre envahit bientôt l’existence de Bill et contamine tout autour de lui. Sa vie paisible et confortable, ainsi que son équilibre psychologique, vont vite menacer de voler en éclats sous l’effet dévastateur de ce roman vengeur qui a réveillé tous les fantômes du passé.

 

 

Un autre thriller psychologique avec cette fois le poids de la culpabilité comme fil rouge.

J’ai beaucoup aimé l’atmosphère du livre qui est de plus en plus oppressante au fil des pages et j’ai trouvé que les détails de l’histoire, notamment sur ce qui s’est réellement passé sur l’île, qui est celui qui « joue » avec les nerfs de Bill, etc… étaient bien distillés de façon à nous accrocher !

En revanche, personnellement, je trouve que le personnage principal aurait mérité d’être un peu plus « dynamique » et la fin d’être un peu plus travaillé…Plus surprenante ?

C’est quand même un bon bouquin, plutôt addictif… J’ai eu du mal à le lâcher et je l’ai lu en 3 jours !

 

 

Miniaturiste  de Jessie Burton

 

Nella Oortman n’a que dix-huit ans ce jour d’automne 1686 où elle quitte son petit village pour rejoindre à Amsterdam son mari, Johannes Brandt. Homme d’âge mûr, il est l’un des marchands les plus en vue de la ville. Il vit dans une opulente demeure au bord du canal, entouré de ses serviteurs et de sa sœur, Marin, une femme restée célibataire qui accueille Nella avec une extrême froideur. En guise de cadeau de mariage, Johannes offre à son épouse une maison de poupée, représentant leur propre intérieur, que la jeune fille entreprend d’animer grâce aux talents d’un miniaturiste. Les fascinantes créations de l’artisan permettent à Nella de lever peu à peu le voile sur les mystères de la maison des Brandt, faisant tomber les masques de ceux qui l’habitent et mettant au jour de dangereux secrets.

 

 

La maison de poupées du roman, réplique extrêmement détaillée, jusque dans les plus petits objets, d’une vraie maison hollandaise de l’époque, existe réellement et elle est exposée au musée Rijksmuseum d’Amsterdam.

Elle a tellement interpellé Jessie Burton, qui s’est demandé ce qui pouvait pousser une femme à utiliser tant de temps et d’argent pour une maison de poupées, qu’elle en a fait un roman…

Un roman étrange mais extrêmement bien écrit. On s’y voit dans cette ville d’Amsterdam du XVIIème siècle, ultra conservatrice et froide.

On sent les secrets, les chuchotis, le mystère et on a envie de savoir tout ce que ça cache !

J’ai absolument adoré ce livre… A tel point que j’ai été embêtée de le finir et aussi un peu frustrée car certaines choses, je trouve, restent assez mystérieuses !

 

 

Quatre murs et un toit  de Camille Anseaume

 

Quand elle apprend que ses parents ont mis en vente la maison où elle a grandi, Camille décide d’y séjourner une dernière fois afin de s’imprégner du lieu et lui faire ses adieux. Chaque pièce résonne encore de l’écho des joies et des peines passées et la replonge dans les souvenirs : les manies de sa mère, les blagues de son père, les amis du grand-frère dont elle est follement amoureuse, les disputes entre soeurs… des cris, des rires, des larmes, et surtout beaucoup, beaucoup d’amour. Mais une semaine, est-ce suffisant pour dire adieu à son enfance ?

 

 

C’est un joli livre confidences, un hommage à la maison de son enfance par le biais de souvenirs, pièce par pièce… C’est un livre qui m’a beaucoup touché parce qu’en fin de compte, ses souvenirs ce sont aussi un peu les miens, les nôtres à nous tous… Les histoires entre frères et sœurs, le besoin d’avoir des moments seule avec maman, les drôles de petits détails qui marquent…

C’est plein d’émotions et plein d’amour, c’est agréable à lire et ça nous laisse avec une douce sensation, un peu comme lorsque on retourne des années en arrière après avoir senti un parfum de notre enfance.

 

 

Mission Hygge  de Caroline Franc

 

Quand Alexandre, le rédacteur en chef de Chloé, journaliste intrépide et habituée des territoires en guerre, lui annonce qu’elle part séance tenante à Gilleleje, petit village côtier du Danemark, la jeune femme s’étrangle d’indignation. S’exiler dans un village paumé au nom imprononçable pour étudier le hygge danois et le bonheur au coin du feu ? Alors que rien ne lui file plus le bourdon que les gens heureux ? Ce qu’elle ignore, c’est que cette mission qu’elle prend comme une punition va changer sa vie pour toujours…

 

 

Un roman qui fait du bien et qu’on trouve bien trop court, bien trop vite lu… On se laisse vite embarquer dans l’histoire de cette Chloé, un peu ronchon, qui s’en va enquêter sur ce qui peut bien rendre les danois heureux…

Il n’y a pas de longueurs dans ce roman, pas de temps morts, on ne s’ennuie pas une seule seconde… Et, en même temps, c’est tout doux, agréable… Comme si, au fil des pages, on s’installait petit à petit dans un cocon douillet.

Je me suis délectée de chacune des 235 pages de ce roman, comme de tous les articles que j’ai pu lire de Caroline sur son blog.

Ce roman n’est que le premier ingrédient de ce qui sera, j’en suis certaine, une sorte de délicieuse fondue sucrée… Vous voyez, des fruits, des bonbons, du chocolat…

C’est bien un parallèle de gourmande que je fais là, mais je suis certaine que vous comprenez… En tout cas, moi, j’attends chacun des ingrédients suivants avec impatience !

 

 

Le premier jour du reste de ma vie/ Tu comprendras quand tu seras plus grande / Le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie / Il est grand temps de rallumer les étoiles  de Virginie Grimaldi

 

 

J’ai découvert Virginie Grimaldi via le blog qu’elle avait et qu’elle a fermé il y a tout juste quelques semaines. J’ai adoré lire chacun de ses articles car Virginie a un don pour toucher les âmes… Elle vient, avec ses mots, ouvrir de petites cases là au fond de nous… Tantôt celle de l’enfance, tantôt celle des petits et gros chagrins, ou bien celle des doux souvenirs ou celle de l’amour…

J’ai ri fort en la lisant, j’ai pleuré aussi… A chaque fois, j’ai été envahie par les émotions.

Alors j’ai été ravie lorsqu’elle annoncé qu’elle sortait son premier roman… D’environ 300 mots, on allait passer à environ 300 pages !

Et je n’ai pas été déçue… TOUS ses romans sont un bonheur à lire. Si je ne vous mets en photo que son premier roman, c’est tout bêtement car c’est le seul que j’ai acheté en format papier, j’ai choisi d’avoir les suivants sur ma kindle.

Des auteurs agréables à lire, il y en a plein… Des auteurs qui prennent aux tripes, moins… Et ils sont précieux. Virginie fait partie de ceux-là et je vous assure que chacune des histoires qu’elle a écrites vous fera passer bien plus qu’un excellent moment.

1 commentaire

  • Claire dit :

    Totalement fan de Virginie Grimaldi qui me fait passer du rire aux larmes.
    J’ai déjà une liste longue comme Le Bras de livres qui m’intéressent, j’en rajoute 2 de ta liste

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